Au pied de tous ces monts
des gris et de bruyère
s'élève la chanson
de la fin du mois de mai
quand la joie de la lumière
épouse celle des genêts
Son or vient compenser
l'âpreté de la pierre
la roche déchiquetée
surplombant, sévère
l'abîme des vallées
étroites en Cévennes
quelques chemins muletiers,
une route en lacets
s'y fraient avec peine
dans ce pays austère
gardant en son cœur les secrets
intimes de ses forêts
où l'ombre dense des châtaigniers
ne se fait pas pénétrer...
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