dimanche 26 septembre 2010

le hameau de la Croze - en aval de la Malène

Ce hameau, qui fait le bonheur  des vendeurs  de cartes postales,  est situé  au bord du Tarn,  en aval de la Malène, vers " les détroits".

Ce hameau comporte  un ensemble  de 6 à 7 maisons,  qui petit à petit suite à des abandons et rachats, ont fini par faire partie du patrimoine d'une seule famille...


Site spectaculaire,  avec ses  rochers parfois  à forme humaine, cela vaut le déplacement.

Le beau hameau de la Croze,  qui n'est accessible  qu'en barque, a la particularité d'avoir été particulièrement bien restauré, dans  un esprit  "harmonieux de construction", comme ils disent.
Et pour le prouver, lors des journées du patrimoine,  les propriétaires, ou leurs descendants organisaient  des visites  commentées  des lieux,  ...  on y découvrait par la même occasion des personnes passionnées par leur environnement
La  visite  quoique payante, valait le coup, avec la découverte des recoins  et de l'intérieur...

ce  qui  s'est concrétisé par un certain nombre  de photos  dont je livre ici quelques  exemplaires....





 et une petite  "fantaisie"...  dûe  au montage  en panoramique

Les  toits  en grosses  lauzes calcaires,  astucieusement et artistiquement assemblées pour  épouser  les  courbes

vendredi 20 août 2010

le monde existe



L'opposition n'est pas seulement dans les choses. Elle a passé dans les esprits. Le différend qui traverse le paysage et le dresse, en quelque sorte, contre lui-même, sépare le Caussenard de l'habitant des vallées. Ils sont partie prenante dans la lutte des contraires et le grand devenir.
Je partirai des Causses. C'est par là qu'on arrive avant de découvrir, béant, les gorges, lesquelles, par contre-coup, accusent la massive plénitude du plateau.
Le plus surprenant est encore que la vie ait pris pied sur ces esplanades élevées où elle s'obstine à braver l'aridité.


La sécheresse est sans remède sur ce socle poreux. L'eau du ciel le traverse et se perd. Partout, la roche claire affleure, pareille au pavement de quelque demeure bâtie jadis à une échelle énorme. On vient après, comme ces petits personnages, ces bergers d'Arcadie de la peinture classique qu'on voit se concerter, en chuchotant, au pied d'immenses ruines.
La terre, à peine ondée, n'offre ni protection ni replis. Ses rares concessions à la verticale, ce sont les gouffres ténébreux, les avens.

L'herbe rase, frissonnante, est celle des lieux où la vie, provisoirement, se tait, places fortes frontalières engourdies dans la paix, préaux des vacances rendus à la végétation poudreuse d'août grand-place dans l'attente des jours fastes et des bandes foraines. C'est ici le royaume du soleil, la cour où les vents se récréent, manœuvrent et tourbillonnent. On pense, par endroits sur le Méjean surtout, à quelque steppe des confins de l'Asie centrale, aux immensités où glisse, de loin en loin, la frise d'une caravane. De l'autre côté de l'abîme, sur le Sauveterre, les genévriers ont tenté l'incursion en ordre dispersé, en enfants perdus. Parfois, on hésite. Ce pourraient être, dans la brume du matin et, même, à midi, à travers le poudroiement des molécules de la lumière, les silhouettes arrêtées, circonspectes, d'errants sans bagages surpris sur ces glacis.

On voit mal parce qu'on voit loin, fort au-delà des distances auxquelles, ailleurs, on a accoutumé. On est sans repères, sans les maisons, les arbres à profil d'arbre, dressés sur un tronc, qui déploient un dais de branches avec, dessous, de l'ombre, un appui d'écorce douce où s'adosser. Le genévrier n'a pas de ces générosités qui sont l'apanage et la gloire du règne végétal. L'inclémence du sol ne le lui permet pas. Il garde ses distances, revêche, serré de pied en cap dans sa houppelande, sans expansion, sans interstice où puiser la fraîcheur, où trouver un abri. Il est, lorsqu'il y en a, l'expression congrue d'une terre à qui la terre manque, la figure chagrine de l'arbre lorsque, à bout de ressources, il se hérisse d'aiguilles et s'immobilise à l'écart, comme prêt à se retirer. 
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On voit aussi, par lambeaux, le petit chêne tors, hirsute, et le pin noir d'Autriche, celui-ci engagé en masses, en ordre de bataille, comme son congénère maritime. Mais ce n'est pas une forêt qu'il forme, un univers habitable au plafond bas, cloisonné de verdures, palissé de troncs, où se réfugier quand le péril submerge la contrée. Le même principe d'opposition qui dresse le vide contre le plein, sépare l'eau de la roche et a lumière de l'ombre, ferme le bois. Sa lisière est impénétrable. Qn cherche en vain la porte dérobée qui mènerait, par des ayons discrets, pleins de caprices, à la clairière. A peine le tronc se détache-t-il du sol qu'il développe un appareil épais de branches Pour garder ses distances. On ne passe pas. On n'entre point dans ce fouillis sans élévation. L'échange n'a pas cours.

Le bois n'est pas dispensateur de la richesse rare, élaborée, toujours un peu magique, qui complète et rehausse l'abondance monotone des champs : les baies, le frais, les simples, la résine, le champignon, les contes et les songes, les secrets, le salut enfin, lorsque l'espace découvert, soudain, a nom surprise, danger, perdition.
C'est sur le Sauveterre que les quarante de la Malène, montés de leur vallée, sont pris par les Bleus aux heures terribles Les soixante du maquis de la Borie, un siècle et demi plus tard, sont cernés sur le Méjean, emmenés comme leurs ancêtres de la Malène, à Mende, pour y être, comme eux, exécutés. 

Aux Chouans des hautes terres, le bocage a fait défaut, avec son manteau de feuilles, ses fourrés, sa fougère. Aux partisans de 44, il a manqué les reliefs et les sentes creuses, les itinéraires défilés de fuite et de repli. Le pays, hostile à l'homme, est traître aux siens.

mercredi 18 août 2010

Sauveterre et sa ferme , vue avec des saisons différentes

 de l'hiver à l'automne,  les vaisseaux  de pierre,  et les paysages modelés par la lumière,  font de cet endroit, Sauveterre,  le  tout petit village  qui donne  son nom  au causse le plus au nord  des grands Causses,  un site particulièrement magique,  et hors  du temps.




samedi 19 juin 2010

ciels de soir de juin

Un exemple  des éclairages  si particuliers  que l'on trouve  en Lozère, lors des jours  "orageux",  une  épaisse couche  de nuages,  et une  trouée, qui permet d'avoir d'effet d'un projecteur géant, effet accentué par les reliefs où des plans se trouvent  illuminés ou dans l'ombre, selon...   
Il s'agit ici du lion de Balsièges  ( vallée  du Lot), les photos ont  été prises  hier, 18 juin 2010, et conçues pour mettre en valeur les  contrastes.




Et,                         en vue panoramique,                ça  donne ceci..

Clic  sur l'image pour la voir  en plus grand,  2è clic sur celle-ci pour la voir  en taille  originale...



mardi 1 juin 2010

De Chanac à La Canourgue: Grandlac


Dans la partie méridionale de la Lozère, sur le causse de Sauveterre, voir cette solide batisse fortifiée ( commune de Laval-duTarn ) avec petites tourelles d'angle, dont la base "haute" est ornée d'une figure sculptée grimaçante......

Mais qui ne semble pas conçu pour la défense, ( pas d'archères, ni meurtrières, ni machicoulis)...
et donc
je suis tombé sur ce blog d'une américaine, je crois, qui parle de ce lieu solitaire... avec de belles photos aussi, et surtout une visite de l'intérieur, que lui a proposée le propriétaire occupant...... voir  hiddenpassages.blogspot.com.

Voila les miennes.( les moins colorées), celles avec un beau ciel bleu proviennent d'un scan d'un livre sur la Lozère.....

--------------- il faudrait que j'y retourne...

Une ferme, toujours active y est accollée... à l'origine, il s'agissait peut être d'une grange fortifiée, vraisemblablement construite, comme celles de l'Aveyron aux (4e quart 15e siècle ; 1er quart 16e siècle ; 1er quart 17e siècle). Classé monument historique.